Libre contre tout

Avec « Libre », Michel Toesca nous invite à la réflexion et nous insuffle un esprit de combat, le combat de l’intelligence de l’esprit et du cœur contre les non-sens et l’étroitesse d’esprit étatique.

La proximité de Michel Toesca avec Cédric Herrou, agriculteur raisonné de la vallée de la Roya qui jouxte la frontière italienne, nous permet de découvrir l’action et l’engagement de ce dernier ; l’aide désintéressée aux migrants qui transitent depuis l’Italie – en particulier depuis la ville de Vintimille. Le combat de Cédric est politique, son but étant de permettre aux migrants de s’enregistrer comme demandeurs d’asile à la préfecture de Nice, en tant que réfugiés politiques, économiques voire climatiques, ces qualificatifs étant souvent liés.

C’est ici que commence le combat contre l’état français qui nie les droits des migrants en faisant de la vallée de la Roya une zone tampon, de non-droit, dont les forces de l’ordre usent comme d’une nasse pour capturer et refouler les réfugiés majeurs comme mineurs au-delà de la frontière. Ici quelques habitants réagissent en soutenant l’action de Cédric qui ne recule ni devant les menaces d’incarcération et intimidations de toutes sorte.

La reconnaissance et l’inscription de la notion de FRATERNITE dans la constitution apporte une bouffée d’espoir et d’oxygène en admettant enfin que le secours et l’aide aux migrants en détresse ne soit plus considérés comme un délit. Malgré cela et faisant fi de la loi, le préfet et ses sbires trainent Cédric devant les tribunaux. Pour ce dernier, ce ‘est qu’un épisode de plus dans la lutte contre l’injustice et, il le dit, le crie « le combat doit continuer » dans la reconnaissance des droits humains les plus élémentaires.

Michel Toesca a su avec sa sensibilité et son esprit militant, nous interpeller sur cette action citoyenne et ce, sans pathos, en nous présentant des citoyens résistants et des migrants courageux et dignes, pleins de vie, d’espoir et de confiance envers cette nation, berceau des droits de l’homme mais qui sait aussi si bien les renier.

 

 

Libre

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