Un petit boulot

Un petit boulot

VENDREDI 30 SEPTEMBRE À 20H45 – VF
DIMANCHE 2 OCTOBRE À 17H30 – VF

 

Date de sortie : 31 août 2016 (1h 37min)
De Pascal Chaumeil
Avec Romain Duris, Michel Blanc, Alice Belaïdi
Comédie
France
Tous publics

 

Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L’usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers…

 

 

 

La fiche complète

 

 

Kado bonux

Retrouvailles

Cinq ans après L’Arnacoeur, Romain Duris retrouve le regretté Pascal Chaumeil qui signe pour l’occasion son quatrième long métrage. Le metteur en scène a tout de suite pensé à l’acteur pour jouer le rôle principal d’Un petit boulot : « Son énergie physique et la tension permanente qu’il amène dans le cadre aimantent la caméra. Et puis Romain possède un incroyable sens comique, une sincérité et un mystère qui convenaient à Jacques : on ne le cerne jamais complètement. Or, Jacques devait, jusqu’au bout, nous intriguer », confie-t-il.

Mélange des genres

Le long métrage est écrit par Michel Blanc d’après un roman de Iain Levinson. L’acteur s’est chargé d’adapter cette histoire (qui se passe dans ville américaine) à la sauce française. Le scénario du comédien évoquait à Pascal Chaumeil une rencontre entre le cinéma des frères Coen (goût de l’absurde et les personnages hauts en couleurs) avec les meilleurs films de Bertrand Blier et Michel Blanc (force comique et leurs répliques cultes) ainsi que certains films de Ken Loach comme La Part des anges (ode à la solidarité des petits et des sans grade face au système).

Potentiel cinématographique

Pascal Chaumeil avait lu le livre dès sa sortie en 2004 et en avait immédiatement décelé le potentiel cinématographique. « Il avait les qualités idéales pour être adapté : j’aimais son côté noir, son humour dévastateur, l’aspect totalement imprévisible du récit et son suspense implacable ; j’aimais ses personnages attachants et ancrés dans une profonde réalité sociale ; et j’étais très sensible au commentaire de Iain Levison sur les ravages du capitalisme sauvage (dont la justesse demeure frappante dix ans plus tard). Tout cela étant dépourvu de cynisme et avec un happy end irrévérencieux en forme d’hymne à l’amour, à l’amitié et à la solidarité. »

Western moderne

Le cinéaste Pascal Chaumeil voit également son film comme un western dans lequel les personnages seraient un peu écrasés par le décor et comme pris en tenaille entre de grands espaces extérieurs et des intérieurs renfermés sur eux-mêmes. « Une petite ville à l’ombre de l’usine désaffectée, le bar de Pierrot que j’assimilais à un saloon, la maison de Jacques aux limites de la ville et la petite station service au bord d’une route où les voitures passent beaucoup mais s’arrêtent peu. »

Mise en scène

Précise et rythmée, la mise en scène devait fonctionner comme un piège qui se referme progressivement sur Jacques et dont il a de plus en plus de mal à se sortir. Elle devait ainsi jouer sur une inquiétude sourde et une tension permanente tout en permettant des échappées qui laissent éclater les moments de comédie.

Nouvelle adaptation pour Blanc

Michel Blanc a dans sa carrière déjà adapté de nombreux auteurs non français comme c’était le cas avec Hanif Kureishi (Mauvaise passe), Joseph Connolly (Embrassez qui vous voudrez) ou Mark Haddon (Une petite zone de turbulences). Pour Un petit boulot, le scénariste/acteur ne connaissait à l’origine pas l’oeuvre de Iain Levison, ce sont des producteurs qui lui ont fait découvrir.

Difficultés d’adaptation

Cette adaptation a posé à Michel Blanc la difficulté de trouver un équilibre entre l’humour fou du roman et son fond social. Rendre à l’image les nombreuses scènes de violence du récit était aussi compliqué parce qu’il était impossible de les montrer aux spectateurs telles qu’elles sont décrites dans le livre. « La violence lue a moins d’impact que la violence vue. Et lorsqu’elle n’est qu’un élément du récit, il est absolument nécessaire de la décaler légèrement pour ne pas bloquer le spectateur et l’empêcher de rire quand il en aurait l’occasion. Ce décalage existe dans la vie », se rappelle-t-il.

Cadre spatial

L’intrigue du roman se situe dans une région dévastée des Etats-Unis où les usines ont fermé les unes après les autres. Michel Blanc a ainsi choisi, comme équivalent à ce cadre spatial du livre, de placer l’action du film en Belgique. « Le léger décalage avec la France me plaisait. Les hasards et les aléas de la production ont fait que le film a été produit en Belgique. Mes souhaits artistiques étaient exaucés. Il y a parfois de merveilleux hasards au cinéma. Dans Un petit boulot, on n’est pas en France, on n’est pas non plus à l’étranger : on est dans un film et cela me plaît beaucoup. »

Inspiration

Romain Duris avait envie de donner à son personnage un petit côté baroudeur, décalé et une certaine nonchalance. L’acteur confie qu’il s’est inspiré de la performance hallucinante de Matthias Schoenaerts dans le thriller belge Bullhead pour composer Jacques.

Tueur à gages

C’est la première fois que Romain Duris joue un tueur à gages. L’acteur aimait l’idée de tourner avec une arme : « Est-ce un vestige de l’enfance ? Il y a une dizaine d’années, j’avais déjà vécu ce genre d’expérience dans Dobermann, de Jan Kounen, puis dans Les Kidnappeurs, de Graham Guit. J’adorerais maintenant tourner un film résolument noir dans lequel le comportement d’un personnage serait directement marqué par la possession d’un revolver. Il y a, je pense, quelque chose de fort à jouer cela : la performance de Jalil Lespert dans Le Petit lieutenant, de Xavier Beauvois, m’avait, par exemple, beaucoup impressionné. »

 

 

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