Stefan Zweig, adieu l’Europe

Stefan Zweig, adieu l'Europe

JEUDI 8 SEPTEMBRE À 20H15 – VOST
DIMANCHE 11 SEPTEMBRE À 20H15 – VOST

 

Date de sortie : 10 août 2016 (1h 46min)
De Maria Schrader
Avec Josef Hader, Barbara Sukowa, Aenne Schwarz
Drame, Biopic
Allemagne, Autriche, France
Tous publics

 

En 1936, Stefan Zweig décide de quitter définitivement l’Europe. Le film raconte son exil, de Rio de Janeiro à Buenos Aires, de New York à Petrópolis.

 

 

 

La fiche complète

 

 

Kado bonux

Stefan Zweig, connu pour Lettre d’une inconnue, Amok, La peur, Le joueur d’échec, La confusion des sentiments et bien d’autres chefs d’oeuvres de la littérature, a été un témoin privilégié de cette période où la folie détruisit la grandeur naturelle d’une Europe culturelle dont les idées, les textes, les mélodies, les images s’affranchissaient des frontières, lui qui était né en son coeur, et constata toute l’horreur et la bêtise de la guerre quand il fut enrôlé entre 1914 et 1916, notamment sur le front polonais. Formidable psychologue, centré sur les êtres humains, il trouvait ses modèles, inspirations et amis au-delà de toute considération nationaliste, passant outre les barrières des langues. Il rêvait à la construction d’une grande Europe, fraternelle, qui aurait permis aux gens les plus talentueux de travailler ensemble à l’amélioration de la condition humaine, par delà les nationalités et les origines…

Lucide et fataliste, il a vu monter le nazisme comme une gangrène, détruire ses rêves, toucher ses amis, les montant parfois les uns contre les autres, spectateur impuissant contraint à la fuite, d’abord à Londres, puis à New York, Rio et enfin Petropolis.

Zweig est donc, au travers de ses idées et de son extrême sensibilité, un témoin privilégié de ce « Monde d’hier » qu’il avait imaginé autrement, et de sa déchéance. Regard fin, incisif, d’un Européen avant la lettre, désabusé.

Après La Couleur de la Victoire la semaine dernière, retour sur la période trouble que fut 1936 et ses suites désastreuses, en espérant que l’écho à notre époque n’agisse plus comme un exorcisme que comme une simple évocation, en réponse à la peur  induite, et si bien décrite par lui-même, et entretenue dans nos esprits, bien mauvaise conseillère. Juste histoire de ne pas assister de nouveau à l’effondrement d’un humanisme que la plus infâme barbarie vient remplacer.

 

 

Puis si vous voulez retrouver des références, quelques données biographiques, et creuser un peu plus pour découvrir qui était Stefan Zweig, rencontrer un formidable bonhomme, un petit tour ici devrait permettre de vous éclairer davantage =)

 

 

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