Les malheurs de Sophie

Les malheurs de Sophie

VENDREDI 5 AOUT À 20H45 – VF
DIMANCHE 7 AOUT À 20H15 – VF

 

Date de sortie : 20 avril 2016 (1h 46min)
De Christophe Honoré
Avec Anaïs Demoustier, Golshifteh Farahani, Muriel Robin
Comédie
Nationalité Française
Tous publics – À partir de 6 ans

 

Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l’interdit et ce qu’elle aime par dessus tout, c’est faire des bêtises avec son cousin Paul. Lorsque ses parents décident de rejoindre l’Amérique, Sophie est enchantée. Un an plus tard, elle est de retour en France avec son horrible belle-mère, Madame Fichini. Mais Sophie va pouvoir compter sur l’aide de ses deux amies, les petites filles modèles, et de leur mère, Madame de Fleurville pour se sauver des griffes de cette femme.

 

 

 

La fiche complète

 

 

Anecdotes

 

Madame la comtesse

Les malheurs de Sophie est une adaptation du roman pour enfants écrit par la Comtesse de Ségur et publié en 1858. C’est la 3ème adaptation cinématographique de l’oeuvre après une première réalisée en 1946 par Jacqueline Audry et une seconde mise en scène par Jean-Claude Brialy en 1980.

Prise de liberté

Christophe Honoré a pris quelques libertés avec le roman original en mélangeant les intrigues des Malheurs de Sophie et des Petites filles modèles. Les deux livres font partie d’une trilogie publiée entre 1857 et 1859 (Les petites filles modèles, Les malheurs de Sophie et Les vacances) : « Il m’a semblé qu’en réunissant dans un même film « Les Malheurs de Sophie » et « Les Petites Filles modèles », je pouvais construire un modèle de récit brisé que j’affectionne. L’idylle et la disgrâce. Et surtout, je pouvais compter sur un héros enfant. J’étais très curieux de pouvoir filmer pendant des semaines une petite fille de cinq ans », confie le réalisateur.

Des animaux animés ?

Christophe Honoré a choisi d’utiliser l’animation pour les scènes avec des animaux : « Je ne me voyais pas demander à un petit animal sauvage de faire un premier saut sur le dossier d’un fauteuil, de gagner une armoire, de sortir par la fenêtre et de se faufiler sur la gouttière ! Mais je n’avais pas envie non plus de me priver de la précision de la Comtesse de Ségur. L’animation a été la solution. Cela me rappelle aussi Peter et Elliott le dragon (1977), un de mes films d’enfant préférés. L’animation apporte une impureté dans l’image que j’aime », analyse l’artiste. À noter que c’est Benjamin Renner, un des réalisateurs d’Ernest et Célestine, qui s’est occupé de donner vie à ces animaux animés.

Voyage dans le temps

Christophe Honoré nous fait voyager jusqu’à l’époque napoléonienne dans Les malheurs de Sophie. Il a préféré transposer son histoire à cette époque plutôt qu’au 19ème siècle car cela correspond à l’époque de la propre enfance de la Comtesse de Ségur, une époque où « les hommes n’étaient pas concernés par le monde de l’enfance », selon le réalisateur. C’est pour cette raison que le cinéaste ne filme pas en entier le père de Sophie, on ne le voit seulement que de dos ou juste ses pieds.

Sophie selon Christophe Honoré

Le cinéaste Christophe Honoré nous explique sa vision de la petite Sophie : « Je la vois comme une exploratrice du quotidien. Sophie est avant tout courageuse, elle fait tout ce que les enfants rêvent de faire sans jamais le faire ! Son absolue liberté en fait une héroïne de la transgression. Alors oui, Sophie détruit toujours ce qu’elle aime : sa poupée, les animaux qu’elle capture… Mais cette destruction s’accorde toujours avec un sentiment plus mélancolique, c’est comme si elle cherchait sans cesse les preuves qu’elle est bien seule au monde. Voilà, Sophie est une exploratrice échouée, qui prend peu à peu conscience que le monde est désert autour d’elle. »

Incarner Sophie

Pour trouver sa Sophie, Christophe Honoré a auditionné plus de 800 fillettes. Il tenait à ce qu’elle dégage la spontanéité et l’énergie de la Sophie du livre, c’est pour cela que le metteur en scène souhaitait une actrice qui n’ait pas « l’intelligence de la caméra » et qui jouerait pour la première fois à l’écran. L’artiste a finalement jeté son dévolu sur Caroline Grant : « J’ai remarqué très vite, qu’elle avait un goût pour le jeu très fort. Physiquement, en plus, elle correspondait à la petite fille de château que j’imaginais : ses grands yeux, ses boucles noires, sa vivacité, son énergie, et même le timbre de sa voix », relate le réalisateur. (allocine.fr)

 

 

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