Le privé — The long goodbye

Cycle « Los Angeles »
MERCREDI 19 JUIN À 20H15 – VOST
DIMANCHE 23 JUIN À 10H30 – VOST

 

 

Date de sortie : 2 novembre 1973 (1h 52min) — Version restaurée : 28 juin 2017
De Robert Altman
Avec Elliott Gould, Nina Van Pallandt, Sterling Hayden
Policier, Drame
USA
Tous publics

 

En pleine nuit, Terry Lennox demande à son ami Philip Marlowe, un détective privé, de le conduire de toute urgence au Mexique. Ce dernier accepte, mais à son retour il est fraîchement accueilli par la police. Sylvia, l’épouse de Lennox, a en effet été retrouvée assassinée et Marlowe est inculpé pour meurtre.

 

 

The Long Goodbye fait partie de ce « revival » du film noir auquel on assista dans les années 70. Robert Altman propulse ainsi le mythique détective Philip Marlowe imaginé par Raymond Chandler dans le Los Angeles de 1973. Les idéaux des années soixante se sont pris la guerre du Vietnam de plein fouet, la société change, plus cynique, impitoyable et Altman filme un Los Angeles où coexistent quelques rescapés des décennies précédentes (l’écrivain alcoolique campé par Sterling Hayden, les voisines babas de Marlowe, Marlowe lui-même et son code d’honneur périmé) et les nouveaux cyniques d’une société déphasée.

« Il fait beau, il y a du soleil, mais la lumière (signée Vilmos Zsigmond) reste blanche. La nuit aussi est blanche, faussement paisible. Le « penthouse » de Marlow, qui domine la ville scintillante, est plutôt miteux à l’intérieur. Le décor et son envers : l’expression sied vraiment à cette traversée brumeuse de Los Angeles. De la salle d’interrogatoire avec sa vitre en trompe-l’œil au quartier résidentiel du côté de Malibu, sorte de prison dorée, protégée par un gardien qui aime singer les grands acteurs hollywoodiens. Tout paraît un peu faux, irréel dans cet univers étouffant de luxe et de calme, masquant la folie, l’impuissance, la pourriture de l’argent. Altman nous plonge dans une sorte de rêve éveillé, où défilent des hurluberlus (un psychiatre chichiteux, un malade tout emmailloté de bandages, etc). Où l’intimidation peut virer au strip-tease grotesque (l’occasion de voir Arnold Schwarzenegger, alors débutant, en slip jaune !). Où les rouleaux déferlant sur les plages magnifiques invitent au suicide. » Télérama

Cinéphare

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