La couleur de la victoire

La couleur de la victoire

MERCREDI 24 AOÛT À 20H15 – VOST
MARDI 30 AOÛT À 20H15 – VOST

 

Date de sortie : 27 juillet 2016 (2h 03min)
De Stephen Hopkins
Avec Stephan James, Jason Sudeikis, Eli Goree
Drame, Biopic, Historique
Nationalités Canadienne, Allemande
Tous publics

 

Dans les années 30, Jesse Owens, jeune afro-américain issu du milieu populaire, se prépare à concourir aux Jeux d’été de 1936 à Berlin. Cependant, alors qu’Owens lutte dans sa vie personnelle contre le racisme ambiant, les Etats-Unis ne sont pas encore certains de participer à ces Jeux, organisés en Allemagne nazie. Le débat est vif entre le président du Comité Olympique Jeremiah Mahoney et le grand industriel Avery Brundage. Pourtant, la détermination de Jesse à se lancer dans la compétition est intacte…

 

 

 

La fiche complète sur allocine.fr

 

 

Kado bonux

 

Une légende bâtie dans un contexte difficile.

Jesse Owens est une légende planétaire. Même aujourd’hui, où la notoriété est devenue éphémère, la victoire du qua- druple médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936 continue à marquer les esprits. Son exploit a suscité un véritable espoir dans le monde. 80 ans plus tard, Owens reste l’un des rares athlètes olympiques dont le nom et l’image font partie intégrante de notre patrimoine culturel.
Après avoir produit le court métrage primé TRIBUTE TO JESSE OWENS AND CARL LEWIS, Luc Dayan souhaitait développer un film autour d’Owens et des circonstances qui avaient conduit et entouré sa présence aux JO de Berlin en 1936. Le producteur Jean-Charles Lévy s’engage bientôt dans l’aventure à ses côtés, puis c’est au tour du réalisateur Stephen Hopkins et d’une équipe de techniciens venus de tous les pays. Un phénomène révélateur de l’importance qu’a Jesse Owens aux yeux du monde entier.
Réalisé avec le soutien de la Jesse Owens Foundation et de la famille d’Owens, d’un groupe d’investisseurs et d’amis passionnés de sport tels que Solly Azar, Jean Eichenlaub, Christophe Charlier, Morgan Menahem, LA COULEUR DE LA VICTOIRE est le premier long métrage consacré à l’athlète. « Nous avons commencé par rencontrer les filles de Jesse Owens et sa femme Ruth Solomon, raconte Lévy. On voulait leur faire comprendre l’orientation qu’on souhaitait donner au projet et leur dire qu’on avait besoin de leur totale coopération. Elles ont été à nos côtés depuis la phase de développement jusqu’à l’aboutissement du film. »
Les scénaristes Joe Shrapnel et Anna Waterhouse ont choisi de s’attacher aux périodes les plus riches de la vie du coureur : l’histoire commence ainsi à l’époque où Jesse, à l’âge de 19 ans, entre à Ohio State University et s’achève avec ses victoires triomphales sur la scène internationale, deux ans plus tard.
« Raconter son histoire, de sa naissance à sa mort, ne nous intéressait pas, indique Anna Waterhouse, et on s’est dit qu’on pouvait suggérer beaucoup d’événements du reste de sa vie à travers cette période brève et intense de son parcours. »
Le réalisateur précise : « Je ne pense pas qu’on puisse évoquer toute la vie de Jesse Owens dans un film de deux heures. En se concentrant sur l’époque 1934-36, on comprend l’évolution de ce coureur de talent qui devient champion du monde. La période où il accomplit ses exploits comportait un intérêt dramaturgique majeur : ils n’auraient pas pu se produire plus tôt ou plus tard en raison de certains progrès techniques et de la montée du fascisme en Europe. »
Les scénaristes ont également cherché à dépasser le cadre habituel d’un film de sport, en inscrivant l’intrigue dans un contexte social et politique. « Pour que le spectateur comprenne vraiment la dimension exceptionnelle des exploits du protagoniste, il a fallu qu’on contextualise le film sur un plan historique, explique Shrapnel. Les gens ne savent pas forcément que les Jeux ont bien failli ne jamais avoir lieu, ou en tout cas sans la participation des États-Unis. Quoi qu’il en soit, les J.O. de Berlin sont les derniers qui se sont produits avant la fin de la guerre. Le monde était alors en pleine mutation. »
Anna Waterhouse reprend : « On a fait part de nos idées à Stephen très en amont, et il s’est montré enthousiaste. C’est l’une des collaborations les plus fructueuses qu’on ait eues avec un réalisateur. À chaque étape du projet, il mettait en valeur ce qu’on avait écrit.»
Hopkins souligne : « L’histoire de Jesse Owens est tellement hallucinante et foisonnante que Joe et Anna n’ont pas eu besoin d’en rajouter. En revanche, il a fallu qu’ils fassent le tri parmi toutes les informations à leur disposition pour aller à l’essentiel. »
Les scénaristes ont étudié des centaines de documents historiques, des biographies et des ouvrages sociopolitiques de l’époque – bref, toute forme de documentation sur Jesse Owens qu’ils pouvaient trouver. « On a pu vérifier l’envergure et l’importance des victoires de Jesse à Berlin, à la fois d’un point de vue sportif et géopolitique », analyse Shrapnel.
« Sous la plume de Joe et Anna, LA COULEUR DE LA VICTOIRE est devenu une histoire d’ampleur internationale », confirme la productrice Kate Garwood.
« On a abordé le récit par une relation qui a beaucoup compté pour Jesse à cette époque, et même pour le reste de sa vie, poursuit Anna Waterhouse. Il s’agit de sa relation avec le coach d’Ohio State University, Larry Snyder, qui l’a entraîné et lui a témoigné respect et amitié. C’était une dimension affective qui éclairait les problèmes sociaux et politiques auxquels Jesse a été confronté. »
« Les enjeux terribles auxquels Owens devait faire face l’affectaient énormément sur le plan émotionnel, déclare encore la scénariste. Le débat enfiévré autour du boycott éventuel des Jeux de Berlin par les États-Unis – en signe de protestation contre la persécution des Juifs et d’autres communautés – avait une incidence directe sur sa vie. »
Shrapnel signale : « On s’est intéressé à d’autres duos, en dehors du tandem Owens-Snyder. Par exemple, une autre relation professionnelle s’avère déterminante au sein du comité olympique américain, celle entre Avery Brundage et Jeremiah Mahoney. »
« L’esprit de compétition joue aussi dans l’histoire, tout comme la grande estime réciproque entre Owens et l’un de ses principaux rivaux, le coureur allemand Carl “Luz” Long, qui incarnait l’espoir de la race aryenne aux yeux d’Hitler, dit-il. Ils sont restés amis pendant des années après les J.O.. »
Finalement, Shrapnel évoque les « rapports fluctuants entre la réalisatrice Leni Riefenstahl et le ministre allemand de la Propagande Joseph Goebbels. »
Issus d’un monde situé à des années-lumière de celui d’Owens, la cinéaste et le dignitaire nazi ont malgré tout marqué le parcours du sportif. « Pour le régime nazi, les Jeux Olympiques représentaient leur entrée sur la scène mondiale, rappelle Waterhouse. C’est ce qui a conféré aux Jeux de 1936 leur importance majeure. Leni Riefenstahl a convaincu Hitler que filmer les Jeux allait immortaliser le parti nazi d’une manière comparable au TRIOMPHE DE LA VOLONTÉ. Mais Goebbels se posait des questions sur ses réelles motivations et sur sa relation avec le Führer. »
La rivalité entre la cinéaste et Goebbels fait écho à l’équilibre délicat entre le peuple allemand et les dignitaires nazis au pouvoir. Goebbels allait finir par perdre cette bataille de propagande, notamment en raison des prouesses inédites d’Owens, tandis que Leni Riefenstahl s’apprêtait à immortaliser l’événement grâce à son chef d’œuvre documentaire en deux parties, LES DIEUX DU STADE. Les images d’Owens avaient d’abord été coupées au montage, puis réintroduites dans le film à la demande pressante de la réalisatrice.
« Tout le monde est conscient qu’Owens possède un don extraordinaire et c’est grâce à ce talent qu’il rencontre toute une série de gens fascinants venus du monde entier », remarque Hopkins.
Anna Waterhouse ajoute : « Il a aussi croisé des gens qui se sont moqués de lui et l’ont hué, à la fois aux États-Unis et à l’étranger. Même après avoir été la fierté de son pays, il a été en proie au racisme dans sa vie quotidienne. »
« Toute sa vie, il s’est battu contre le racisme, constate Shrapnel. On s’est dit que c’était un phénomène qu’il fallait absolument faire figurer à la fin du scénario, non pas sous forme de cartons, mais dans une scène retraçant un événement réel qui, malheureusement, lui rappelait la ségrégation qui sévissait dans son propre pays. »

 

 

Biographie de Jesse Owens

Grâce à ses quatre médailles d’or remportées lors des Jeux Olympiques de Berlin de 1936, Jesse Owens est définitivement entré dans l’histoire.
Né à Oakville, dans l’Alabama, James Cleveland Owens s’installe à Cleveland, dans l’Ohio, à l’âge de 9 ans. Alors qu’on le surnomme « J.C. », l’un de ses enseignants l’appelle par erreur « Jesse » [dont la prononciation est très proche de J.C. en anglais, NdT] et l’inscrit sous ce prénom qui sera désormais le sien jusqu’à la fin de ses jours. Fils d’un paysan pauvre et petit-fils d’esclave, il entame sa carrière sportive en 1928 à Cleveland : au collège, il établit un nouveau record en saut en hauteur et en longueur. Au lycée, il remporte tous les championnats d’athlétisme, dont l’Ohio State Championship trois années consécutives. En Terminale, il bat le record mondial de saut en longueur (7,61 m). Lors des Rencontres Nationales Interscolaires de Chicago, il remporte l’épreuve du 100 yards (91 m) en 9,4 secondes, établissant un nouveau record lycéen et se classant ex-aequo avec le tenant du titre mondial, et parcourt également l’épreuve du 220 yards (201 m) en un temps record.
Inscrit à Ohio State University pour ne pas s’éloigner de sa famille, Owens multiplie les petits boulots pendant ses études. Il participe à plusieurs compétitions inter-universitaires. Lors du Big Ten Championship à Ann Arbor, dans le Michigan, il parvient à égaliser le record du monde du 100 yards en 9,4 secondes le 25 mai 1935. Il participe à trois autres événements et bat le record du monde à chaque fois. Grâce à ces victoires, il gagne confiance en lui et se sent prêt à disputer les championnats les plus prestigieux. C’est ainsi qu’il représente les États-Unis lors des Jeux Olympiques de 1936, organisés à Berlin, où Hitler a proclamé la suprématie de la race aryenne. Pourtant, les résultats donneront tort au dictateur : Jesse Owens devient le premier champion d’athlétisme américain à décrocher quatre médailles d’or en une seule édition. Il s’impose dans les épreuves du 100 mètres, du 200 mètres, du saut en longueur et du relais 4 x 100 mètres (où il établit un nouveau record). À une époque où règne la ségrégation, il prouve que c’est l’excellence individuelle – et non pas la race ou la nationalité – qui distingue un homme. Le monde entier est frappé par son exploit qui reste inédit. Quant au nombre de médailles d’or remporté en une seule édition des J.O., il est demeuré inégalé pendant 48 ans.
De retour aux États-Unis, Owens et sa femme Ruth Solomon élèvent leurs trois filles Gloria, Beverly et Marlene. Il se consacre dorénavant à venir en aide aux jeunes de milieux défavorisés et devient directeur et membre du conseil d’administration du Chicago Boys’ Club. Il sillonne le pays pour s’adresser à des groupes de jeunes gens, des organisations religieuses ou afro-américaines, et pour s’exprimer lors de réunions citoyennes ou de parents d’élèves, ou encore à l’occasion de cérémonies de remises de diplômes au lycée et à l’université. Il travaille également comme chargé de relations publiques et consultant auprès d’entreprises et d’organisations comme le comité olympique américain.
Il est par ailleurs le premier Noir américain à passer à la télévision américaine lors d’une émission expérimentale
de NBC en 1936. Cependant, que ce soit au moment de sa victoire ou au cours des décennies suivantes, Owens n’a jamais été officiellement salué par un président américain. Il faut attendre 1976 pour qu’il soit finalement invité à la Maison Blanche pour se voir décerner la plus haute distinction civile du pays, la Médaille de la Liberté. En 1979, il revient à la Maison Blanche pour recevoir le Living Legend Award. En 1990, il se voit remettre à titre posthume la Médaille d’or du Congrès.
Partout aux États-Unis, des écoles, des rues et des jardins publics portent son nom. Une statue a été érigée en son honneur à Fort Huntington Park, à Cleveland. Son université, Ohio State University, a dédié le Jesse Owens Memorial Stadium aux épreuves d’athlétisme. Le campus abrite également des résidences et des espaces de loisirs portant son nom pour les étudiants et les enseignants.
Jesse Owens était un rêveur qui a su concrétiser les rêves d’autres personnes que lui. C’était un orateur qui a réussi à capter l’attention du monde entier. C’était un homme qui a inspiré des millions de jeunes de générations différentes et un véritable champion dans tous les sens du terme.

 

N’hésitez pas retrouver l’intégralité du Dossier de presse ici.

 

 

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