Kubo et l’armure magique

Kubo et l'armure magique

JEUDI 22 DÉCEMBRE À 15H – VF
LUNDI 26 DÉCEMBRE À 15H – VF

SÉANCE JEUNE PUBLIC – 3 € 😀

DIMANCHE 16 OCTOBRE À 17H30 – VF

 

Date de sortie : 21 septembre 2016 (1h 42min)
De Travis Knight
Avec Charlize Theron, Art Parkinson, Ralph Fiennes
Animation, Jeunesse
USA
Tous publics – À partir de 10 ans

 

Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. Surgissant des nues cet esprit malfaisant va abattre son courroux sur le village afin d’appliquer une vindicte ancestrale.
Dans sa fuite, Kubo fait équipe avec Monkey et Beetle, pour se lancer dans une épopée palpitante afin de sauver sa famille et percer le secret de la chute de son père, le plus grand samouraï que le monde ait jamais connu. À l’aide de son Shamisen – un instrument musical magique – il va affronter toutes sortes de dieux et de monstres, notamment le terrible Moon King assoiffé de vengeance ainsi que les affreuses sœurs jumelles afin de dénouer le mystère de son héritage, réunir sa famille et accomplir sa destinée héroïque.

 

 

 

La fiche complète sur allocine.fr

 

 

Kado bonux

Une BD !

Retrouve le BD-reportage de Karim Friha sur Kubo !

Une première

Le film est réalisé par Travis Knight, vice-président de Laïka qui passe pour la première fois derrière la caméra après avoir été producteur et directeur de l’animation.

Période historique

L’histoire de Kubo se situe au Japon, en plein coeur de la période Edo, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

La genèse de Kubo

L’idée de Kubo et l’armure magique est venue à Travis Knight en observant la relation entre sa femme Megan et la mère de celle-ci, Katy, frappée de démence et coincée dans un fauteuil roulant. Souhaitant rendre hommage à sa femme et sa belle-mère, le cinéaste crée donc un conte de fée original se déroulant dans le Japon médiéval. Avec les années, il développe cette idée, inspiré par les légendes anciennes japonaises, tout en gardant en tête l’aspect familial de l’histoire. Lorsque le projet a été mis en en chantier chez Laïka, Megan a été engagée afin d’aider à la création des créatures origami du film : « Je me suis inspiré de ma femme et de sa mère mourante. Je voulais parler de leur relation, et la transposer aussi loin que possible de la réalité, tout en conservant son essence, aussi malheureusement commune que profondément touchante », révèle le cinéaste.

Hommage au Japon

Kubo est un vibrant hommage à la culture du Pays du Soleil Levant et s’inspire, dans le design de ses personnages, d’artistes tels que Katsushika Hokusai, considéré comme le père du manga ou Kiyoshi Saito, artiste japonais reconnu à l’international. Le réalisateur Travis Knight, féru de culture japonaise, a effectué son premier voyage dans ce pays à l’âge de 8 ans : « À l’époque, j’ai été fortement marqué par ce mélange de modernité et de traditions ancestrales, tout était magnifique, presque irréel. Je suis revenu avec une collection de mangas, et n’ai jamais cessé d’y retourner depuis. Alors que les gamins de mon âge passaient leur temps au foot, moi je rêvais de recréer des armées de samouraïs. Le grand cinéaste Zhang Yimou a déclaré que le rêve de tous les petits garçons est d’avoir un train électrique ou de faire un film sur les arts martiaux. Je n’ai jamais eu de train électrique », déclare le metteur en scène.

Et de 4 !

Kubo et l’épée magique est le quatrième long métrage animé créé par les studios Laïka après Coraline (2009), L’Étrange Pouvoir de Norman (2012) et Les Boxtrolls (2014).

Des plateaux gargantuesques

Kubo a nécessité le travail de nombreux techniciens qui ont dû relever des défis inédits dans l’animation. Par exemple, 35 animateurs travaillaient d’arrache pied sur 70 plateaux différents et le personnage principal, Kubo, possède 11 007 expressions de bouches, 4 429 expressions de sourcils, et un total de 23 187 visages. L’armature d’un personnage prend également des semaines à être créée. Une fois la marionnette type réalisée, on en reproduit plusieurs modèles. Chaque partie du corps d’un personnage est moulée séparément à partir de sa maquette d’argile, puis articulée sur une rotule surmontée d’un globe (Ball & Socket). Il s’agit du même procédé depuis le King Kong de 1933. Quant au navire de Kubo, deux ont été construits ainsi qu’une épave. D’une longueur de près de 4 mètres, et d’une hauteur de 4 mètres 50, le mât à lui tout seul mesurait 3 mètres. Ils ont tous été montés sur duopodes ou hexapodes, permettant respectivement 2 ou 6 axes différents de mouvement, sur des plateaux télécommandés à 1 mètre du sol.

L’ampleur d’une fresque

Le réalisateur Travis Knight est un grand admirateur de l’univers de Tolkien, de la mythologie grecque et nordique, des mangas en passant par Steven Spielberg, Akira Kurosawa, David Lean ou Hayao Miyazaki. Ils ont été sa source d’inspiration pour donner à Kubo l’ampleur d’une grande fresque en film d’animation : « Il était temps de s’attaquer à une fresque de cet acabit. Nous avons attendu d’en avoir les moyens techniques et le savoir-faire. Si les films en stopmotion ont toujours l’air de se passer sur une table, c’est parce que c’est vraiment le cas. Mais une fresque demande de l’ampleur, et un véritable souffle. Personne n’aurait osé briser cette horizontalité, et c’est précisément ce qui m’a décidé à le faire », confie le cinéaste.

Un beau succès pour Laïka

Prenant le contrepied des productions animées actuelles en proposant une animation en stop-motion, le studio Laïka a connu de beaux succès avec Coraline et L’Etrange pouvoir de Norman avec près de 110 millions de dollars de recettes chacun. Certes loin de films d’animation signés Pixar mais tout de même gratifiant pour le petit studio.

Un travail minutieux et titanesque

La fabrication de Kubo n’a pas été de tout repos. Par exemple, l’équipe du film a dû fabriquer en origami la plus petite figurine jamais vue en stop-motion mais également la plus grande, un squelette de 5 mètres. Quant à la séquence la plus longue, celle du navire de Kubo, elle a nécessité près de 19 mois de travail à elle toute seule, avec ses 250 000 feuilles Canson découpées au laser et la construction de 3 modèles différents, dont une épave. Autre exemple, il a fallu 117 parties différentes de visage pour faire bâiller Madame Singe, et il en a fallu 408 pour la scène où Kubo apprend à tirer à l’arc. Dernier point, pour construire un visage, l’équipe a besoin entre autres de 1 050 feuilles de papier de verre, 9 700 lames X-ACTO, 40 000 paires de gants en latex, 620 boîtes de vernis Rustoleum transparent, 322 litres de Dullcote, 111 195 aimants.

Un film fait avec le coeur

Travis Knight a tout donné sur ce film afin de satisfaire le public et transmettre de grandes valeurs : « Plus de 400 personnes ont travaillé sur le film, et ils y ont tous mis leur coeur afin que le public puisse s’identifier et partager leur passion commune. C’est de cette manière que ce dernier peut donner du sens au monde dans lequel il vit. C’est la catharsis, le miroir qui nous permet de dépasser nos egos et de nous rendre compte que nous sommes tous les mêmes, et faisons partie d’une seule et grande famille, celle de l’humanité. À travers ce film c’est l’essence de notre vie qui coule, les liens qui nous unissent à notre famille, nos parents, notre conjoint, nos enfants. C’est là notre éternité. »

Influences monstrueuses

Kubo, réalisé en stop-motion, s’inspire pour la création de ses créatures du plus célèbre monstre réalisé en 1954 avec cette technique, Godzilla. Le film est également inspiré par les créatures créées par Ray Harryhausen dans Le monstre des temps perdus, À des millions de kilomètres de la Terre, Le 7ème voyage de Sinbad le marin ou Jason et les argonautes.

Travail précis sur les costumes

La chef-costumière de Kubo, Deborah Cook, s’est évidemment inspiré du Japon impérial et de l’époque Edo pour créer les costumes du film : « Il ne s’agissait pas uniquement de s’intéresser aux costumes, mais à toute l’époque, afin d’en saisir l’essence. Cela influence notre démarche créative et tout ce que nous fabriquons. Chez nous, tout est fait à la main. Chaque broderie a été minutieusement préparée sur du Tyvek non tissé, ou de la soie, qu’il a fallu alourdir et câbler, afin que les étoffes ne volettent pas dans tous les sens. Si vous faites attention, les personnages de stop-motion sont toujours habillés très serré. Il y a une raison évidente à cela : de minuscules bouts de tissus ne se comportent pas comme ceux à l’échelle humaine. Cette fois, nous sommes allés plus loin pour repousser les limites de l’esthétisme », confie la costumière.

Tournage en numérique

Kubo a été filmé en numérique avec une caméra RAW et des optiques Nikon de 55mm, permettant une résolution en 5K. Les plans avaient un rendu de 2K après le traitement des effets spéciaux et numériques.

Un compositeur oscarisé

C’est le compositeur italien Dario Marianelli, oscarisé pour Reviens-moi en 2008, qui s’est chargé d’écrire la musique de Kubo. Il travaille avec le studio Laïka depuis Les Boxtrolls. « C’est pour le moins incongru : un musicien italien qui compose en Oregon une mélodie japonaise. Du Laika tout craché », s’amuse le musicien. « Les tonalités nippones, au son de la flûte et du Shamisen émaillent une composition qui a été enregistrée par un orchestre de 75 musiciens à Londres, dont les instruments étaient situés à des places stratégiques : une soixantaine de bois, 6 cuivres, 2 trompettes, 1 tuba. Deux harpistes étaient isolés en cabine, loin des percussions qui étaient, elles aussi, isolées dans une autre cabine », ajoute l’ingénieur du son Nick Wollage.

(source allocine.fr)

 

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