Ivan Tsarévitch et la princesse changeante

Ivan Tsarevitch et le princesse changeante

MERCREDI 19 OCTOBRE À 17H – VF
DIMANCHE 23 OCTOBRE À 17H30 – VF

SÉANCES JEUNE PUBLIC, 3 €   =)

 

Date de sortie : 28 septembre 2016 (0h 53min)
De Michel Ocelot
Animation, Jeunesse
France
Tous publics, à partir de 6 ans

 

Tous les soirs, une fille, un garçon et un vieux projectionniste se retrouvent dans un cinéma qui semble abandonné, mais plein de merveilles. Les trois amis inventent, dessinent, se déguisent et s’imaginent les héros de contes merveilleux. Des profondeurs de la terre, aux confins de l’orient, ils rivalisent d’imagination pour incarner princesses et aventuriers : « La Maitresse des Monstres», « L’Ecolier-Sorcier », « Le Mousse et sa Chatte » et « Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante ».

La maîtresse des Monstres
Une peuplade vit dans des grottes, loin sous terre. Elle est totalement soumise au bon vouloir de monstres. Une petite fille, un peu malmenée car un peu insoumise, se croit la plus faible de tous. Mais un petit animal va lui révéler un secret qu’elle aura du mal à croire..

L’Écolier-Sorcier
Un garçon cherche du travail. Un sorcier persan lui propose de lui apprendre son métier. Le garçon se met à la sorcellerie avec passion. Il ne se doute pas des projets horribles que le sorcier a pour un écolier doué…

Le Mousse et sa Chatte
Le seul réconfort d’un mousse sur un bateau de pirates est une chatte. Tandis que matelots et capitaine le maltraitent, il ne rêve que de vivre à terre, dans une jolie maison avec un jardin…

Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante
Le père du jeune Tsarévitch est mourant. Seules trois prunes d’or du Tsar des Jardins pourraient le sauver. Mais il faut passer par tant d’épreuves, par tant de tsars cruels, et aussi par la Princesse Changeante, qui rend fous tous les hommes qui l’approchent…

 

 

 

La fiche complète

 

 

Kado bonux

Rencontre avec Michel Ocelot, auteur et réalisateur (Extraits)

Quel bonheur de découvrir ce programme inédit au cinéma. Vous nous éblouissez une fois de plus ! Où cette nouvelle invitation trouve-t-elle son inspiration ?

J’ai de nombreuses histoires dans mes cartons. Un jour, j’en ai déposé un paquet sur le bureau d’un producteur, en disant ”Voici un tas d’histoires à raconter, cela pourrait passer à la télévision ou en salles”. Le producteur a pensé que ce serait pour la télévision. Cela m’est égal, le principal est que j’ai quelque argent pour raconter mes histoires. J’ai repris mon vieux principe : deux enfants et un technicien âgé se retrouvent tous les soirs dans un vieux cinéma. Ils discutent, se documentent, inventent une histoire, dessinent les costumes, se déguisent, et, une fois sur scène, vivent la nouvelle aventure qu’ils ont décidée. Quand les producteurs ont vu les deux premiers contes terminés, ils se sont écriés : ”Mais c’est du cinéma !” J’ai répondu : ”Mais vous vous attendiez à quoi ?!”. Il a alors été décidé d’en faire aussi une sortie cinéma, en commençant par cinq des dix contes, et continuant avec les cinq autres plus tard. Ces cinq premiers ont eu une exploitation dans les salles sous le titre ”Les Contes de la Nuit”. Cette sortie a eu lieu en plein été, à l’époque où on ne va pas au cinéma, se coupant d’un fidèle public scolaire et de salles d’aficionados et se privant de la publicité de beaux livres dans toutes les librairies de France et de Navarre (aucun éditeur ne sortant de livres à la saison où on n’en achète pas). Le nombre d’entrées a été médiocre et les producteurs-distributeurs ont oublié les autres contes, restés sur une étagère. Je suis ravi que La SEPTIÈME FACTORY organise une sortie en salle de ces petits récits. Nous avions fait de la belle image pour le grand écran, et je ne mets pas de hiérarchie entre les films courts et les films longs. J’ai tout à fait conscience de la force d’une chansonnette par rapport à un opéra.

Pouvez-vous nous parler des différentes étapes qui ont rythmé le processus de création jusqu’à la fabrication ? Combien de temps a nécessité chacune de ces étapes ?

Les histoires elles-mêmes, c’est toute une vie. J’en ai d’anciennes et de nouvelles. Le programme ”Princes et Princesses”, était vraiment un théâtre d’ombres, des pantins plats de papier à contre-jour sur un écran de lumière. Les histoires de ”Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante” ont été fabriquées elles en informatique. Nous avons essayé de garder la simplicité de bon aloi des découpages de papier, tout en utilisant la commodité du numérique. L’équipe était composée d’une quinzaine d’excellents animateurs-informaticiens, avec tout ce qu’il fallait comme matériels et logiciels. La fabrication de chaque conte a pris a peu près un mois et demi (après une longue préparation de mon côté). C’est très rapide pour du cinéma d’animation, mais, quand on fait les calculs, quand nous n’étions que 7 avec du papier et des ciseaux, nous allions presque deux fois plus vite par personne. On découvre des décors merveilleux, riches en couleurs, en détails.

Pouvez-vous nous parler de cette étape de la création ?

Les décors de cette collection ont été une grande joie. Mes contes à contre-jour d’origine exigeaient un papier translucide entre les ampoules électriques et les pantins. Je ne pouvais utiliser qu’une seule couche de papier et seulement de l’aquarelle, car gouache et collage étaient interdits, ils auraient arrêté la lumière. Avec la fabrication numérique nous sommes allés plus loin et plus beau ! Nous disposions de toutes les couleurs, toutes les nuances, toutes les valeurs, toutes les matières, tous les dégradés, tous les collages qu’on voulait. Nous nous sommes livrés à une orgie pour chacun des décors. Avant cette jubilation de peintre, il y a tout un travail de documentation qui est passionnant aussi. Ces voyages dans le temps et l’espace doivent rendre un son juste.

Vous régalez nos yeux mais aussi nos oreilles. Une fois de plus vous accordez une attention particulière aux dialogues et à la musique. Comment s’est déroulé votre travail avec votre compositeur ?

J’ai de nouveau fait appel à Christian Maire, qui a participé à tous mes contes en silhouette et à la plupart de mes courts métrages. Nous nous comprenons à demi-mot, cette phase du travail est toujours une partie de plaisir. Nous travaillons ensemble tout au long de la fabrication, Christian étant contacté bien avant la fabrication, nous voyons ensemble sur le ”scénarimage” ce qui nécessite de la musique. Tout ce qui est musique chantée ou dansée ou jouée à l’écran est enregistré avant l’animation. Les animateurs suivent la musique de Christian. Une autre partie est faite à l’image et cette fois-ci c’est Christian qui suit le travail des animateurs et du monteur. Et Séverin Favriau, concepteur sonore, a établi un monde sonore juste et séduisant.

Le cinéma est le point de départ de toutes ces aventures, pourquoi ?

Cinéma, spectacle, théâtre. C’est un monde qui me fascine, et c’est celui dans lequel je travaille. J’aime la cérémonie du cinéma ensemble, de l’attente, de la salle qui s’éteint progressivement, du rideau qui s’élève devant des secrets qui vont nous être révélés. Le spectacle ensemble c’est aussi une alchimie où auteur et spectateurs jouent ensemble. Les spectateurs savent que “ce n’est pas vrai”, mais ils savent ressentir les choses comme si c’était vrai.

Les personnages n’ont pas de prénom, pourquoi ?

Les personnages sont ELLE et LUI, TOI et MOI. Leurs prénoms sont ceux des spectateurs qui regardent le film.

Comment naissent vos scénarios ?

Mes histoires viennent principalement de deux sources. La plus facile est l’inspiration donnée par les contes traditionnels. Des éléments me retiennent et je les utilise, des éléments me déplaisent, je les rejette, ou je les transforme selon mes convictions. Par exemple, le conte “Ivan Tsarévitch et la Princesse Changeante” vient bien de thèmes populaires russes, mais j’ai retiré deux héros que je ne trouvais pas intéressants, et j’ai donné un rôle important à la princesse, qui, elle, était insignifiante dans le conte populaire. L’autre source est ma vie, ce que j’aime, ce que je déteste, ce que j’ai appris.
Par exemple, « La Maitresse des monstres », est un conte très personnel. À certains moments dans ma vie, cela allait vraiment très mal. Je ne voyais aucune raison de continuer… Mais, au lieu de me laisser aller ou d’enfoncer ma tête dans le sable, j’ai écrit tout ce qui pouvait mener au désespoir, tout, sans complaisance, sans rien me cacher. Une fois écrits, les différents malheurs existaient toujours, mais, les ayant mis noir sur blanc, je les cernais, je les surplombais, je les dominais presque. C’était frappant. J’en ai fait l’histoire d’un enfant qui ose regarder les monstres en face et qui les fait rapetisser.

 

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