Guibord s’en va-t-en guerre

Guibord s'en va-t-en guerre

MERCREDI 31 AOUT À 20H15 – VQST
LUNDI 5 SEPTEMBRE À 20H15 – VQST

 

Date de sortie : 27 juillet 2016 (1h 44min)
De Philippe Falardeau
Avec Patrick Huard, Irdens Exantus, Clémence Dufresne-Deslières
Comédie
Canada
Tous publics

 

Steve Guibord est un membre indépendant du Parlement Québec-Nord. Un coup du sort politique l’amène à effectuer seul un vote décisif : le Canada doit-il entrer en guerre avec le Moyen-Orient ? Sans expérience et sans équipe, mis à part son stagiaire Souverain, un étudiant haïtien en sciences politiques, ils embarquent alors tous deux pour une tournée politique qui les mettra sur le chemin de pacifistes, de miniers, de routiers et de groupes aborigènes…

 

 

 

La fiche complète

 

 

Kado bonux

 

Genèse du projet

Guibord s’en va-t-en guerre est le premier scénario original pour Philippe Falardeau depuis Congorama en 2006. Le metteur en scène explique que le projet est né lors une soirée dans un bar en compagnie du cinéaste et ami André Turpin. C’est ce dernier qui a émis l’idée d’un député qui, étant le seul à ne pas avoir annoncé ses intentions à quelques jours d’un vote libre au Parlement (sur l’avortement ou la peine de mort), se retrouve avec le vote décisif. Dès lors, les lobbys accourent pour tenter d’influencer son vote. Philippe Falardeau se souvient :

« Je lui ai demandé, « Puis après ? ». Il m’a répondu, « Après, ça te regarde ! ». Le récit restait à trouver. L’enjeu aussi. J’ai ensuite eu un coup de pouce de deux autres amis cinéastes. J’ai d’abord fait un premier voyage de recherche en Abitibi avec Vincent Lannoo [réalisateur belge de Strass, Au nom du fils. ndlr]. Comme le politique et l’absurde alimentent régulièrement l’imaginaire cinématographique belge, Vincent a été un collaborateur inspiré lors de cette genèse. Il m’a aidé à regarder d’un oeil oblique une réalité québécoise qui m’était familière. Pour lui, tout était intéressant, nouveau et potentiellement riche en humour. Plus tard, alors que le scénario en était à sa huitième ou neuvième version, j’ai fait appel à Stéphane Lafleur. J’étais un peu bloqué sur le plan du récit car je craignais que la comédie vienne saborder le propos politique. Stéphane a été d’une aide précieuse pour identifier les enjeux importants et pour pousser d’avantage l’humour. »

Inspirations

Les sources d’inspirations du politicien (et ex-joueur de Hockey) campé par Patrick Huard sont très variées. Il y a ainsi eu le joueur de hockey Joé Juneau qui, lorsqu’il a pris sa retraite, a employé ce sport comme activité structurante auprès des jeunes autochtones. Philippe Falardeau raconte également avoir été influencé par le documentaire de Manuel Foglia, Chers électeurs, qui suivait pendant dix-huit mois Daniel Turp, député péquiste de Mercier, et Charlotte L’Écuyer, députée libérale de Pontiac. Le réalisateur avait aussi rencontré l’ex-député Marc Lemay qui lui a fait faire une tournée de son comté.

Lieu de tournage

Le film a été tourné à Val d’Or, à plus de 500 km de Montréal. Philippe Falardeau cherchait un comté éloigné des grands centres urbains, dont les enjeux ne sont pas forcément alignés sur ceux du reste du pays. « Camper l’action dans le Nord du Québec (sans nommer précisément une région) me permettait de parler des routes, des autochtones, des ressources naturelles, etc. Si j’avais fait ce film en ville, il y aurait eu beaucoup de salles de réunion, où la joute politique se joue habituellement. Qui a envie de voir des salles de réunion au cinéma ? À la campagne, le road movie s’impose. C’est plus cinématographique », confie le cinéaste.

Le choix Patrick Huard

Au stade de l’écriture, Philippe Falardeau n’avait pas encore en tête l’humoriste Patrick Huard pour se glisser dans la peau du député fédéral Guibord. Ce n’est que quelques mois avant le début du tournage que le réalisateur a pensé à lui. Il se souvient :

« Je regardais la cérémonie des Jutra à la télévision, durant laquelle il a prononcé un discours dans le cadre de l’hommage rendu à la cinéaste Micheline Lanctôt [Sonatine, Pour l’amour de Dieu, ndlr]. J’ai perçu dans sa façon de s’exprimer, dans sa générosité et dans l’ouverture de son visage, une maturité que je ne lui connaissais pas. J’ai tout de suite envoyé un courriel à mon producteur Luc Déry. Au même moment, Luc, qui était assis dans la salle, m’envoyait un message texte avec la même idée. » (allocine.fr)

 

 

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