Folles de joie

Folles de joieJEUDI 28 JUILLET À 20H15 – VOST

 

Date de sortie : 8 juin 2016 (1h 58min)
De Paolo Virzì
Avec Valeria Bruni Tedeschi, Micaela Ramazzotti, Bob Messini
Comédie dramatique
Nationalités Italienne, Française
Tous publics

 

Beatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif.
Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie.
Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d’amitié.
Une après-midi, elles décident de s’enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu’est le monde des gens « sains ».

 

 

 

La fiche complète

 

Bonux

Entretien avec Valeria Bruni Tedeschi

Comment avez-vous abordé votre rôle ?
Je pense que le personnage de Beatrice a quelque chose de très puissant. En jouant le rôle de Beatrice j’ai beaucoup pensé à Blanche Dubois, au personnage en soi, à sa fragilité, à sa solitude, à sa manière de sortir de la douleur, de s’en protéger par la folie. J’ai éprouvé physiquement comment la folie protège de la douleur, comment l’imagination et la folie, qui chez elles vont ensemble, la préservent de la douleur insupportable et de la solitude. Quand un personnage comme celui de Beatrice est aussi bien écrit, si complet et si parfait – parce qu’il contient toutes les guerres intérieures, les dynamiques, les motivations, les besoins, les actions, les rêves – alors pour un acteur tout est plus facile.

 

Quel genre d’approche avez-vous eu avec ce personnage ?
Parfois j’aurais voulu être encore plus précise, encore plus profonde, fantaisiste, inventive. Peut-être que je ne me sentais pas à la hauteur et d’une certaine manière, j’ai l’impression que cette frustration a été positive pour le personnage parce que Beatrice n’est pas une femme satisfaite. J’ai essayé de lui offrir aussi mon insatisfaction personnelle, ma nervosité, ma fatigue, parfois aussi mon incapacité, parce que c’est une incapable. Je sentais que la Beatrice que j’interprétais me prenait et me faisait faire un petit pas, pour pénétrer dans sa maladie, dans sa mythomanie, dans sa méchanceté, dans son besoin d’amour. Je n’ai pas eu l’impression d’être moi saine et elle malade, mais que je devais me déplacer un petit peu, un tout petit peu par rapport à moi-même. Par exemple sa mythomanie a quelque chose de très naturel, on comprend pourquoi elle est aussi mythomane, pourquoi elle est aussi méchante à certains moments et pourquoi à d’autres elle perd le sens de l’orientation. De plus, comme je disais, j’utilise toujours des éléments personnels… la solitude de Beatrice ne me semble pas si lointaine. Dans la vie je ne suis peut-être pas aussi mythomane, pourtant la première scène que nous avons tournée est une vraie scène de mythomanie et j’ai compris aussitôt que la mythomanie de cette femme représentait une manière de ne pas tomber dans la dépression. Curieusement Beatrice est une mythomane qui dit de nombreuses vérités. Par la suite, on voit que qu’elle dit presque toujours la vérité…

 

Comment avez-vous réussi, avec Micaela Ramazzotti, à faire vivre votre couple sur le plateau ?
Tout doucement, scène après scène. Une des premières séquences que nous avons tournées avec Micaela est celle où je fais semblant d’être une psychiatre. Une scène fondatrice de notre amitié orageuse. Je l’accueille, la comprends et elle se sent comprise et accueillie. Mais ensuite elle se sent trompée. C’est comme ça que j’ai été animée par mon besoin de sauver et de protéger, et puis est né son besoin à elle d’être sauvée et protégée ; ensuite encore une déception, après quoi nous nous retrouvons de nouveau… Voici toutes les étapes de l’amitié de ce couple, où l’une et l’autre, en quelque sorte, tombent amoureuses. Avec Micaela, nous avons avancé courageusement, avec des instants difficiles aussi, parce qu’il y avait des moments de joie mais aussi de violence entre nos deux personnages,
et nous les avons tous vécus, avec une vraie joie et aussi avec une vraie violence. Nous avons toutes deux accepté de nous montrer, de nous faire du mal et de nous faire du bien, mais surtout de ne pas faire les choses de manière conventionnelle, mais de la façon la plus authentique possible. J’espère que le couple auquel nous donnons vie est plein de tout ce que nous avons vécu vraiment, avec des moments où nous étions ensemble mais où nous nous sentions seules, exactement comme nos personnages. Et puis nous avons vécu aussi des moments de grande joie et de grande « compassion » l’une pour l’autre, de vraie tendresse. Nous n’avons pas été « correctes », nos personnages étant mal élevés, c’est pourquoi il me semble important de l’avoir été nous aussi, comme actrices.

 

Pour retrouver le dossier de presse complet de Folles de joie en PDF, c’est ici !

 

 

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone
Tagged .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *