Elvis et Nixon

Elvis et Nixon

JEUDI 1ER SEPTEMBRE À 20H15 – VOST
DIMANCHE 4 SEPTEMBRE À 20H15 – VOST

 

Date de sortie : 20 juillet 2016 (1h 26min)
De Liza Johnson
Avec Michael Shannon, Kevin Spacey, Alex Pettyfer
Comédie, Historique, Biopic
USA
Tous publics

 

La rencontre improbable et méconnue entre Elvis, la plus grande star de l’époque, et le Président Nixon l’homme le plus puissant du monde. Deux monuments que tout oppose.
En 1970, Elvis Presley se rend à Washington dans le but de convaincre le président Nixon de le nommer agent fédéral. Se présentant à l’improviste à la Maison Blanche, la rock-star réussit à faire remettre une lettre en mains propres au président pour solliciter un rendez-vous secret. Conseillers de Nixon, Egil « Bud » Krogh et Dwight Chapin expliquent à leur patron qu’une rencontre avec Elvis au cours d’une année électorale peut améliorer son image. Mais Nixon n’est pas d’humeur à donner satisfaction à l’artiste.
C’est sans compter sur la détermination d’Elvis ! Il propose un « contrat » à Krogh et Chapin : il signera un autographe pour la fille de Nixon en échange d’un tête-à-tête avec le président. À la très grande surprise de Nixon et de ses conseillers, l’homme politique et le chanteur se découvrent des affinités. À commencer par leur mépris affiché pour la contreculture…

 

 

 

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Kado bonux

 

Actuellement à l’affiche, Elvis et Nixon rappelle que la politique n’est pas qu’une affaire de campagne électorale et que le pouvoir peut aussi se gagner sur d’autres terrains. En 1970, Richard Nixon – et surtout ses proches conseillers, Egil Krogh (Colin Hanks) et Dwight Chapin (Evan Peters) – l’ont bien compris. Comme on le découvre dans le film de Liza Johnson, recevoir le King dans le Bureau Ovale était beaucoup plus calculé que la simple poignée de main de la photo souvenir. À cette occasion, coup de projecteur sur les fictions politiques qui dévoilent l’envers du décor.

Les Hommes du Président

Ayant écouté des heures de bandes audio pour s’imprégner des intonations et du langage fleuri du 37e président des États-Unis, Kevin Spacey campe un Nixon plus vrai que nature dans Elvis et Nixon. Lorsqu’il rencontre l’interprète de (You’re The) Devil in Disguise, il ne sait pas encore que le titre de cette chanson s’accordera paradoxalement à la fin – précipitée – de son mandat. En effet, en 1972, les locaux du Parti Démocrate sont forcés par un groupe d’individus présentés comme de vulgaires cambrioleurs. Pourtant, des zones d’ombres subsistent et éveillent les soupçons de deux journalistes du Washington Post ; Carl Bernstein (Dustin Hoffman) et Bob Woodward (Robert Redford).

LesHommesDuPresident2

Très vite, ceux-ci parviennent à déceler des incohérences dans la version officielle qui les encouragent à approfondir leurs recherches. Faisant fi de la pression politique qui les menace, ils vont tout mettre en œuvre pour révéler la vérité à la population américaine… Une histoire vraie, restituée dans le film qu’Alan J. Pakula réalise en 1976, et qui influencera fortement le multi-oscarisé Spotlight (2015). 40 ans avant que Tom McCarthy ne marche dans les pas de Pakula, Les Hommes du Président décrochait déjà 4 statuettes.

Moi, député

Bien que la débâcle de Nixon ait fait date, elle n’est pas la seule à inspirer le cinéma. Dans un registre résolument plus léger, Jay Roach (Mon beau-père et moi) s’intéresse aux ‘animaux politiques’ qui se disputent le pouvoir. Avec Moi, député (2012), il prouve que la course à la présidentielle n’a pas l’apanage des coups bas et bassesses électorales. Choisissant la veine de l’absurde, Roach multiplie les quiproquos et situations rocambolesques, en laissant carte blanche à un duo des plus drolatiques pour porter l’intrigue : Will Ferrell (alias Lord Business de La Grande Aventure Lego) vs. Zach Galifianakis (l’irrésistible Alan de Very Bad Trip).

MoiDepute1

Sur le terrain comme dans les urnes, l’affrontement de Cam Brady (Ferrell) et Marty Huggins (Galifianakis) se profile comme le combat du siècle en Caroline du Nord . Alors que Brady pense emporter le siège de sénateur il va, à son grand dam, être gêné par un outsider inattendu : Huggins. Ce dernier a beau être étranger au monde de la politique, il en maîtrise déjà les codes et s’impose comme un adversaire à ne pas sous-estimer. Mais qui l’emportera entre ces deux candidats que tout oppose ? Cerise sur le gâteau, Jason Sudeikis (Comment tuer son boss ?) apporte son concours au tandem, en se glissant dans le costume d’un conseiller qui n’est pas au bout de ses peines. Aucun doute, la patte Saturday Night Live est bien présente !

Game Change

Un an avant de mettre en scène Moi, député, Jay Roach – décidément très à l’aise dans le registre politique – consacrait un film à l’ambivalente Sarah Palin, en confiant son rôle à une Julianne Moore si bluffante que l’actrice a décroché le Golden Globe de la meilleure performance pour un téléfilm. Produite par HBO , cette fiction possède, comme de rigueur sur la chaîne câblée, une forte dimension cinématographique. Grâce à elle, on plonge dans la campagne présidentielle américaine de 2008, qui a vu s’affronter Barack Obama et John McCain.

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Centré sur la colistière de ce dernier, Game Change (2012) montre dans quelle mesure la personnalité d’un candidat et de ses proches collaborateurs peut faire pencher la balance. D’abord sous-estimée, Sarah Palin va, en effet, rapidement imposer sa marque au sein du Parti Républicain, allant jusqu’à surpasser le candidat présidentiable dans les médias. Deux Golden Globes supplémentaires – meilleur second rôle pour Ed Harris et meilleur téléfilm de l’année – renchérissent le bon accueil critique et académique reçu par Game Change ; toujours aussi fascinant aujourd’hui, alors qu’une nouvelle élection présidentielle est en marche.

Veep

Sans quitter la grille HBO, mais cette fois dans la catégorie série, Veep est sans conteste la fiction star des académies américaines, Golden Globes et Emmys en tête. À elle seule, Julia Louis-Dreyfus a récolté 6 Emmy Awardsdepuis 2012 pour ce show aussi désopilant qu’instructif. Se préparant à emmener un nouveau chapitre des (més)aventures de Selina Meyer dans une sixième saison diffusée l’an prochain, la comédienne montre qu’elle s’est bien affirmée depuis ses débuts dans l’écurie Seinfeld. De Vice-Présidente à Présidente, l’infortunée Meyer multiplie les maladresses, tout en faisant souffler un vent féminin des plus rafraîchissants sur un univers peu paritaire.

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Les inconditionnels le savent, l’humour de Veep est incomparable. Dans un article paru le mois dernier et intitulé « Pourquoi Veep est toujours la meilleure série comique du moment », Les Inrocks détaille le succès du show en ces termes : « Drôle, touchante et souvent terriblement cynique, la comédie de HBO a encore une fois réussi une saison incroyable, tout en nuances et parfois terriblement émouvante ». De quoi prouver que la politique offre une matière idéale à qui sait s’en servir pour titiller les zygomatiques. Et, à ce petit jeu-là, Armando Iannucci et ses scénaristes tiennent leurs promesses !

(source warnerbros.fr)

 

 

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