Divines

Divines

MERCREDI 28 SEPTEMBRE À 20H15 – VF
LUNDI 3 OCTOBRE À 20H15 – VF

 

Date de sortie : 31 août 2016 (1h 45min)
De Houda Benyamina
Avec Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Kevin Mischel
Drame
France
Interdit aux moins de 12 ans

 

Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

 

 

 

La fiche complète

 

 

Kado bonux

Entretien avec Oulaya AMAMRA (Dounia)

Parle-nous de Dounia.

Dounia habite dans un camp de Roms avec sa mère, Myriam. Elle ne connait pas son père et dans la cité, tout le monde l’appelle « la bâtarde ». C’est une fille qui veut s’élever vers le sacré. Elle a un rapport particulier à la religion, mais elle ne sait pas vraiment comment l’aborder. Elle combat ses démons, tout ce qui la pousse à faire des bêtises. C’est son amie Maimouna qui la ramène au sacré. Dounia, elle, est en quête de dignité ! Elle a de la fierté, elle veut pouvoir être reconnue pour ce qu’elle est, et elle veut sortir sa mère de la merde.

Comment tu l’as jouée ?

En plusieurs étapes. D’abord, Houda a voulu gommer le côté féminin et délicat que je pouvais avoir. Elle voulait qu’on trouve un côté rugueux, un côté bonhomme ! Ce personnage est donc venu par l’attitude. Je devais changer ma manière de parler, de me comporter. J’ai fait une longue préparation physique (Boxe, parkour) pour endurcir. J’observais les filles bonhommes qui parlaient, marchaient, mangeaient… Après, j’ai vu beaucoup de films comme TAXI DRIVER ou encore SCARFACE. Houda m’a aussi montré des documentaires animaliers : il fallait analyser comment les félins et tigres se déplacent. Dounia, c’est une guerrière, mais elle aussi est féline ! Quand elle va devoir vaincre ses peurs, elle va être obligée de se féminiser.

Un souvenir du tournage ?

J’ai beaucoup aimé tourner la scène du BEP, qui m’a énormément appris sur le jeu d’acteur. La séquence était très longue, on a très peu coupé : j’ai compris à cette occasion la difficulté du plan séquence, la masse de technique que cela demande. Il fallait rester concentré tout au long de la scène, sinon on reprenait tout depuis le début. Je passais d’une émotion à une autre, mais j’ai avant tout pris plaisir à me mettre en scène, dans tous les sens du terme : au BEP, Dounia se donne en spectacle. Secrètement, j’aime beaucoup faire le clown, et j’admire le personnage pour ça, j’aimerais avoir autant de confiance en moi qu’elle. Elle s’amuse de sa prof et en même temps, du haut de ses 15 ans, elle soulève sans s’en rendre vraiment compte des réels problèmes de la société, comme les stéréotypes qu’il y a dans certaines filières professionnelles. J’ai observé plusieurs cours de BEP accueil
pour comprendre pourquoi elle en arrivait là, et j’ai intégré ce que la réalisatrice voulait dire : chaque mot de Dounia était pesé. Dans cette scène il y a tellement d’enjeux politiques, économiques… Et aussi en terme d’intrigue : c’est l’étape numéro 1 du personnage, elle prend un tournant en quittant le BEP. Elle se pose des vraies questions, et à ce moment du film, c’est son objectif qui naît : elle veut être tout en haut, d’ailleurs elle le dit.

C’est quoi « une actrice » ?

Un acteur ne joue pas, il est. Il doit être à l’écoute. Mes références absolues restent De Niro et la grâce de Romy Schneider. Un acteur c’est quelqu’un qui intègre son vécu, son imaginaire et sa sensibilité dans le personnage. Un acteur, c’est un corps. Pour moi, la psychologie d’un personnage passe par ce qu’il fait. Je me dis : « Et si j’étais à sa place, comment je réagirais ? » On ne joue pas un rôle on le devient, et c’est ce que j’ai fait pour Dounia. J’ai d’abord enfilé ses vêtements, j’ai commencé à fréquenter les endroits où elle pourrait aller, et je l’ai mise dans ma peau et j’ai eu du mal à la faire sortir à la fin du film. Il m’a d’ailleurs fallu plusieurs mois pour la sortir totalement de moi, mais cela fait partie des nombreuses choses que ce tournage m’a appris. J’ai grandi.

Est-ce que tu peux nous dire un rêve que tu as écrit dans ton cahier des rêves ?

Mon rêve, c’est d’entrer à la Comédie Française. Je fais du théâtre depuis l’âge de 12 ans, et ça reste mon premier amour, avant le cinéma. C’est lorsque j’ai vu pour la première fois LE MALADE IMAGINAIRE de Molière à la Comédie Française en 2001 que j’ai compris que c’est ce que je voulais faire. De l’endroit où je viens, c’est important pour moi la reconnaissance. Mais ce n’est pas seulement ça qui me motive : je veux être aussi forte que ces comédiens, je veux me confronter aux grands textes. C’est pour ça que cette année j’espère intégrer le Conservatoire, si Dieu le veut.

 

Retrouvez l’intégralité du Dossier de presse ici… =)

 

 

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