Colonia

Colonia

JEUDI 18 AOUT À 20H15 – VOST
LUNDI 22 AOUT À 20H15 – VOST

 

Date de sortie : 20 juillet 2016 (1h 50min)
De Florian Gallenberger
Avec Emma Watson, Daniel Brühl, Michael Nyqvist
Drame historique
Nationalités Allemande, Luxembourgeoise, Française
Scènes, propos ou images pouvant heurter la sensibilité

 

Chili, 1973. Le Général Pinochet s’empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d’Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d’une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n’est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad.

 

 

 

La fiche complète

 

 

Kado bonux

 

Chili. 1973. Pinochet. Ces seuls trois éléments suffisent à susciter l’effroi. Drame historique dans notre réalité aussi, Colonia n’est pas le premier film à s’intéresser à cette période trouble… Si la thématique attise votre curiosité, n’hésitez pas à (re)découvrir ces quelques films…

Il pleut sur Santiago, de Helvio Soto (1975)

Missing, de Costa-Gavras (1982)

Mon ami Machuca, d’Andrés Wood (2003)

Salvador Allende, de Patricio Guzman (2004)

Santiago 1973 post mortem, de Pablo Larraín (2011)

No, de Pablo Larraín (2012)

 

Et aussi…

Sweet Country, de Machael Cacoyannis (1986),

La maison aux esprits, de Bile August (1993)

La jeune fille et la mort, de Roman Polanski (1994)

Le fantôme de Sarah Williams, par Keith Gordon (2000)

qui abordent de près ou de loin la dictature de Pinochet, et les traumatismes associés.

 

Enfin, Etat de siège, de Costa-Gavras encore (1973)… qui ne traîte pas directement du Chili, puisque l’histoire se déroule en Uruguay et relate un enlèvement, mais permet de cerner plus facilement le contexte historique, en abordant les rapports particuliers qu’entretenaient à l’époque les Etats-Unis et les différents gouvernements sud-américains de cette période, en pleine guerre froide alors que Cuba représentait une terrifiante menace. Pour la p’tite histoire, Etat de siège a d’ailleurs été tourné au Chili en 1972…

Quant aux thèmes plus généraux de la torture, l’oppression, la manipulation, la liste serait encore plus longue…

 

C’est quoi la Colonia Dignidad ?

La Colonia Dignidad est une colonie agricole sectaire fondée en 1961 au Chili par des allemands dont Paul Schäfer, un ancien Nazi pédophile qui abusait sexuellement des enfants de la colonie. Cette entité venait en aide à la dictature du Général Pinochet en y enfermant et torturant des opposants politiques. La colonie sévira jusqu’à la fin de la dictature en 1991. Quant à Paul Schäfer, il parviendra à échapper à la justice jusqu’à son arrestation en 2005 en Argentine : « Le phénomène unique de la Colonia Dignidad – l’infâme secte allemande de Paul Schäfer au Chili – n’a cessé de m’intéresser depuis que j’en ai entendu parler il y a 30 ans. Très vite, j’ai ressenti une certaine fureur et une colère sur l’injustice faite à ces personnes innocentes qui étaient gardées captives dans la Colonie à leur insu. Aujourd’hui encore, j’ai toujours cette forte volonté de révéler au grand jour les incroyables injustices qui furent trop longtemps cachées par les Allemands aux autorités chiliennes », explique Florian Gallenberger.

 

Girl Power

On sait Emma Watson très engagée pour le droit des femmes et le féminisme. La jeune actrice a notamment accepté de tourner dans Colonia car son personnage venait au secours de son mari et mettait en scène une femme forte et déterminée. Contrairement à de nombreuses autres histoires où l’homme vient en aide à la fille en détresse, Colonia propose un schéma inverse qui a beaucoup plu à l’interprète de la célèbre Hermione Granger dans la saga Harry Potter.

 

Au coeur du mal

Pour réaliser Colonia, Florian Gallenberger n’a pas hésité à se plonger corps et âme dans l’histoire horrible derrière cette secte : « J’ai vu les souterrains, les endroits où les prisonniers politiques étaient torturés, j’ai été là où leur corps ont été brûlés à la hâte. Je me suis rendu dans les cabines de douches secrètes de Paul Schäfer, là où la chorale devait chanter pendant qu’il faisait subir des sévices sexuels aux jeunes garçons. J’ai marché dans les couloirs tristement célèbres de l’hôpital, me suis assis dans le bunker de Schäfer, ai tenu son fusil et regardé les informations sur sa télévision. J’ai parlé aux victimes qui ont été torturées – des membres de la secte aussi bien que des prisonniers politiques. J’ai écouté ce qu’ils ont vécu, comment Schäfer détruisait psychologiquement ses disciples. J’ai regardé de vieux hommes pleurer de ce qu’ils avaient fait à leurs propres enfants », confie le cinéaste. « Cette situation scandaleuse s’est déroulée sur quasiment 40 ans et personne n’a voulu ou été capable d’arrêter Schäfer. Pourquoi ? Il n’y a pas de réponse simple à cela. La vérité réside d’une part dans la psychologie de Schäfer et de ses victimes, et d’autre part dans l’utilisation et le mécanisme de la peur qui furent très intelligemment utilisés par Schäfer. J’ai souhaité montrer ce système d’oppression, pas en l’expliquant ou en essayant de faire retirer une leçon aux spectateurs, mais plus en les emmenant dans le monde de Paul Schäfer, dans la Colonia Dignidad, et en les laissant ressentir la peur et la cruauté de ce système. C’est ainsi que la véritable morale de l’histoire ressortira », affirme le réalisateur.
(allocine.fr)

 

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