Blood Father

Blood Father

SAMEDI 1ER OCTOBRE À 20H45 – VF
DIMANCHE 2 OCTOBRE À 20H15 – VOST

 

Date de sortie : 31 août 2016 (1h 28min)
De Jean-François Richet
Avec Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna
Action, Thriller
France
Interdit aux moins de 12 ans

 

John Link (Mel Gibson) n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille… Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…

 

 

 

La fiche complète sur allocine.fr

 

 

Kado bonux

Un roman

Blood Father est adapté du roman du même nom écrit par Peter Craig qui l’a transformé lui-même en scénario. Jean-François Richet avait lu le roman avant le scénario et a été séduit dans ce qu’il décrivait, à savoir une Amérique chamboulée, une jeunesse aisée qui fuit dans la drogue et une certaine glorification de la voyoucratie en opposition à l’Amérique prolétaire. Le cinéaste explique :

« Il y avait la matière sociétale que j’aime. Le conflit dramaturgique entre le père et la fille était déjà installé au vu de leurs mondes respectifs. Le personnage qu’interprète Mel est une figure iconique. En effet, il a des valeurs, en effet, sa vie n’est qu’un sacrifice. Toute sa vie il a encaissé, il ira même en prison pour protéger son « père adoptif ». Il en récolte quoi ? Rien ! Pour sauver sa fille, pour effacer son absence, pour lui transmettre le goût de vivre, il se libérera dans la violence. Alors la violence devient libératrice. »

De retour aux States

Pour son huitième film, Jean-François Richet a à nouveau posé ses caméras aux Etats-Unis, dix ans après le remake Assault sur le central 13 (2005) porté par Ethan Hawke et Laurence Fishburne.

John Ford en tête

Blood Father a été tourné autour de la ville d’Albuquerque au Nouveau Mexique (cadre spatial de la série à succès Breaking Bad). Jean-François Richet confie avoir en tête, au moment du tournage, l’oeuvre de John Ford. « Plus d’une fois, quand je tenais la caméra, j’avais en mémoire le principe « 1/3 de terre, 2/3 de ciel, l’homme et Dieu omniprésent ». »

Un film de la poussière

Depuis Assaut sur le central 13, Jean-François Richet travaille avec le même directeur de la photo, Robert Gantz. Les deux hommes voulaient conférer à Blood Father une ambiance sauvage mettant en valeur la nature. « J’ai opté pour les mêmes dominantes que pouvait me proposer la nature environnante. Des noirs, du cuivré, du bois… Que les peaux soient marquées, que les sillons des visages nous renvoient aux sillons de la terre. C’est un film terrien, un film de la poussière », précise le réalisateur.

Référence

Le film visionné par le personnage de Lydia (Erin Moriarty) est Assaut sur le central 13 réalisé par Jean-François Richet.

Cannes 2016

Blood Father a été présenté en avant-première mondiale lors du festival de Cannes 2016 en séance de minuit. A noter que le comédien Diego Luna, qui joue Jonah dans le film, était pendant le festival membre du jury Un certain regard.

Centré sur le père

Si le livre est centré sur la fille (qui apprenait à devenir elle-même après de violentes épreuves), le film s’attache davantage au père. Jean-François Richet précise : « Le scénario ne prend que la dernière partie du livre. Et en cela, Peter Craig a su en extraire l’essence ; ce qui fonctionne pour un livre est plus laborieux dans un film. Dans un film, nous n’avons pas forcément à expliquer tout le cheminement d’un personnage. Dès les premières secondes de présentation d’un personnage, il existe, il est ! Et le public l’accepte d’emblée. Ce qui laisse la possibilité de pouvoir creuser les thématiques, les conflits etc. Le protagoniste principal n’est pas le même dans le livre et dans le film. C’est judicieux de dire que le livre relève du roman d’apprentissage. Le film relève de la transmission. La transmission de la survie, la transmission de l’émancipation, la transmission de l’amour et du sacrifice pour les siens.

Même univers que Mad Max ?

Si le film et le personnage tenu par Mel Gibson peuvent faire penser à Mad Max (l’acteur dans le rôle principal, désert pour cadre spatial, présence de motos et de voitures, univers violent, etc.), Jean-François Richet n’a jamais, durant le tournage, fait ce rapprochement.

Changement de fin

La scène de fin a été changée une heure avant de la tourner car Mel Gibson la trouvait bancale telle qu’elle était écrite dans le scénario. Peter Craig, Jean-François Richet et le comédien se sont alors isolés et ont échangé des idées avant de trouver la bonne. Le cinéaste se rappelle : « Mel avait 100 idées par minute. Il est d’ailleurs comme Vincent Cassel, c’est le même type d’animal, tout est ramené aux motivations, c’est le secret d’une bonne dramaturgie. »

Mel Gibson badass again !

Dans Blood Father, Mel Gibson incarne un ancien détenu prêt à tout pour protéger sa fille de trafiquants de drogues. Un personnage badass qu’il ne vaut mieux pas chercher, donc. Le célèbre comédien est un adepte de ce genre de rôle, comme en témoignent par exemple ses prestations dans les Mad Max, les Arme fatale, Braveheart, Payback ou encore plus récemment Hors de contrôle.

(source allocine.fr)

 

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *